Polyarthrite et maladie des gencives

par | 19 Mar 2018 | Articles, Dents et santé | 0 commentaires

De récentes recherches scientifiques mettent en lien les bactéries présentes dans les gencives et les maladies rhumatismales telle la polyarthrite rhumatoïde. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune très invalidante et douloureuse qui aurait donc pour origine une maladie parodontale avancée.

La polyarthrite rhumatoïde s’accompagne de fatigue chronique, d’une destruction progressive des articulations et parfois une destruction des glandes salivaires. La recherche met en avant une porte d’entrée bactérienne provenant de la sphère orale et uro-génitale.

Action bactérienne
Le stress bactérien pourrait être confirmé car 96 % des patients atteints de polyarthrite présentent une parodontite dont 49 % une forme sévère. On retrouve au niveau des articulations, des anticorps très spécifiques issus de bactéries d’origine parodontale.
Les bactéries porphyromonas gingivalis agiraient directement chez les patients au niveau des articulations. Alors qu’une autre bactérie d’origine parodontale l’actinomyces comitans produit une toxine à l’origine de l’inflammation articulaire.

Les protéines dues à l’inflammation chronique se retrouvent à la fois dans les poches parodontales ainsi que dans la membrane synoviale articulaire des patients atteints de polyarthrite. L’auto immunité pathologique semble donc liée à la production excessive d’auto anticorps qui entrainerait l’inflammation puis la destruction des articulations.


Traitement de la parodontite

Ces recherches cliniques laissent à penser que le traitement des parodontites pourrait prévenir l’excès de production des auto anticorps et représenterait une perspective pour prévenir le développement de la polyarthrite rhumatoïde.

Dentistes et médecins travaillent ensemble. Le Dr Marjolaine GOSSET, parodontiste et enseignante chercheuse, au sein de la faculté de chirurgie dentaire à l’université Paris Descartes, regrette le manque de concertation entre les dentistes et les médecins. « L’hyperspécialisation des professions de santé perd la vue globale, transversale de la santé du patient. C’est le patient lui-même, informé et actif dans ses soins, qui est un des moteurs les plus forts pour reconnecter la bouche avec le reste du corps ».

Equipe médicale pluridisciplinaire

Les rhumatologues et les odontologistes commencent à entrevoir leur besoin de communiquer, mais en fait ces professions se connaissent mal et ont peu de solutions cliniques pour satisfaire les difficultés et les grandes attentes des patients. La médecine classique offre en fait peu de solutions et surtout a un regard restreint sur les causes et les solutions.


Une ouverture à une médecine plus globale permettrait de comprendre plus rapidement les liens de causes à effets entre les infections des gencives et les inflammations articulaires.

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